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Grippe A (H1N1) : réquisitoire du président de la commission santé du conseil de l’europe, > l’allemand Wodarg :


ARCHIVES

Dimanche 10 Janvier 2010

origine de l’article :

Auteur : Jean-Pierre Deroudille

jp.deroudille@sudouest.com

GRIPPE A. Monodoses et vente de vaccins contre la grippe A : la ministre de la Santé a manqué de transparence, assure le député PS et rapporteur Gérard Bapt R. Bachelot n’aurait pas dit toute la vérité

Des questions se posent désormais sur la manière dont la ministre de la Santé a géré la communication sur la vaccination. (Photo Dominique Jullian) Des questions se posent désormais sur la manière dont la ministre de la Santé a géré la communication sur la vaccination. (Photo SO-Dominique Jullian)

Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, n’a pas agi de façon transparente depuis quelques semaines, accuse Gérard Bapt, député socialiste de Haute-Garonne.

Ce cardiologue, membre de la commission des finances de l’assemblée nationale, est rapporteur du budget de la santé et, à ce titre, il dispose de pouvoirs d’investigation qui lui permettent d’ouvrir les portes des cabinets ministériels et de l’administration.

1 La constitution des stocks de seringues

C’est ainsi qu’il a découvert à l’Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus), lors d’une visite effectuée jeudi 7 janvier, que cet établissement public avait déjà en stock, depuis le début du mois de décembre dernier, 800 000 seringues de vaccination unidoses, de fabrication Novartis. Des vaccins dont Roselyne Bachelot n’a avoué l’existence dans une conférence de presse que le 4 janvier, pour justifier l’autorisation enfin accordée aux généralistes de procéder à la vaccination contre la grippe A/H1N1.

« Elles auraient très bien pu servir pour démarrer plus tôt la vaccination des personnes isolées ou atteintes de maladies chroniques qui ne pouvaient pas se rendre dans les centres de vaccination », accuse Gérard Bapt. « Alors qu’on prétendait encore que c’était impossible, on aurait pu commencer à protéger une partie de la population », affirme-t-il.

2 Des doses vendues au Qatar en novembre

Par ailleurs, Gérard Bapt a également constaté à l’Eprus que la France avait vendu, dès le mois de novembre, 300 000 doses de vaccin au Qatar et qu’un contrat similaire avait été passé avec l’Égypte pour 2 millions de doses le 4 janvier. La livraison au Qatar avait déjà été effectuée en décembre, alors que la vente avait été conclue en novembre.

3 Sanofi se montre compréhensif

Ce 4 janvier, Roselyne Bachelot annonçait officiellement qu’elle annulait la commande de 50 millions de doses sur les 94 millions qui avaient été demandés et qu’elle allait commencer à revendre les surplus. Elle dévoilait alors les noms du Qatar et de l’Égypte. L’annulation avait été devancée par au moins un laboratoire, qui avait proposé dès le mois de novembre de réduire sa commande. Sanofi-Pasteur avait souhaité réduire ses livraisons de 9 millions de doses devant l’afflux des commandes qu’il ne pouvait satisfaire dans le monde et après avoir estimé que la France n’aurait sans doute pas besoin des énormes quantités commandées.

C’est le porte-parole du laboratoire qui l’avait rappelé dès le 5 janvier dernier, précisant que Roselyne Bachelot avait décliné l’offre à l’époque. En guise de réponse, le 5 janvier, la France aurait réduit arbitrairement sa commande de 11 millions de doses, mais Sanofi a indiqué cependant qu’il ne réclamerait aucune indemnité.

La commande au laboratoire GSK (GlaxoSmithKline) aurait été réduite de 32 millions de doses, et celle de Novartis de 7 millions. La France plaidera alors le changement du schéma vaccinal, passé de deux injections à une seule, sur les recommandations de l’OMS.

Un changement de stratégie qui n’était ni prévu ni prévisible, reconnaissent les spécialistes.

4 Achats de Tamiflu surdimensionnés

De la même façon qu’on a apparemment surestimé les besoins de vaccin, on a sans doute forcé la dose sur la distribution de médicaments antiviraux de type Tamiflu (nom commercial de l’oseltamivir), explique Gérard Bapt.

« Il y en avait des stocks importants qui avaient été constitués en prévision d’une épidémie de grippe aviaire. Une bonne partie de ces stocks arrivait à péremption en octobre 2010. On a beaucoup élargi les indications d’usage, pour le préconiser même à titre préventif, en oubliant qu’il y a des effets secondaires, en matière digestive, mais surtout pour des troubles neuropsychiatriques. » De là à voir une occasion de liquider les stocks, Gérard Bapt ne se prononce pas, mais il lance la question.

Auteur : Jean-Pierre Deroudille

jp.deroudille@sudouest.com



Article paru le 7 janvier 2010

http://www.humanite.fr/2010-01-07_Societe_Grippe-A-L-implacable-requisitoire-du-depute-Wodarg

Evénement Grippe A. L’implacable réquisitoire du député Wodarg

Evénement Grippe A. L’implacable réquisitoire du député Wodarg

Président de la commission santé du Conseil de l’Europe, l’allemand Wolfgang Wodarg a obtenu le lancement d’une enquête de cette instance sur le rôle joué par les laboratoires dans la campagne de panique autour du virus.

Ex-membre du SPD, Wolfgang Wodarg est médecin et épidémiologiste. Il a obtenu à l’unanimité des membres de la commisionn santé du Conseil de l’Europe une commision d’enquête sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion de la grippe A par l’OMS et les états..

Qu’est ce qui a attiré vos soupçons dans la prise d’influence des laboratoires sur les décisions prises à l’égard de la grippe A ?

Wolfgang Wodarg. Nous sommes confrontés à un échec des grandes institutions nationales, chargées d’alerter sur les risques et d’y répondre au cas où une pandémie survient. En avril quand la première alarme est venue de Mexico j’ai été très surpris des chiffres qu’avançait l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour justifier de la proclamation d’une pandémie. J’ai eu tout de suite des soupçons : les chiffres étaient très faibles et le niveau d’alarme très élevé. On en était à même pas mille malades que l’on parlait déjà de pandémie du siècle. Et l’alerte extrême décrétée était fondée sur le fait que le virus était nouveau. Mais la caractéristique des maladies grippales, c’est de se développer très vite avec des virus qui prennent à chaque fois de nouvelles formes, en s’installant chez de nouveaux hôtes, l’animal, l’homme etc. Il n’y avait rien de nouveau en soi à cela. Chaque année apparaît un nouveau virus de ce type « grippal ». 
En réalité rien ne justifiait de sonner l’alerte à ce niveau. Cela n’a été possible que parce que l’OMS a changé début mai sa définition de la pandémie. Avant cette date il fallait non seulement que la maladie éclate dans plusieurs pays à la fois mais aussi qu’elle ait des conséquences très graves avec un nombre de cas mortels au dessus des moyennes habituelles. On a rayé cet aspect dans la nouvelle définition pour ne retenir que le critère du rythme de diffusion de la maladie. Et on a prétendu que le virus était dangereux car les populations n’avaient pas pu développer de défense immunitaires contre lui. Ce qui était faux pour ce virus. Car on a pu observer que des gens âgés de plus de 60 ans avaient déjà des anticorps. C’est-à-dire qu’ils avaient déjà été en contact avec des virus analogues. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs il n’y a pratiquement pas eu de personnes âgées de plus de 60 ans qui aient développé la maladie. C’est pourtant à celles là qu’on a recommandé de se faire vacciner rapidement.
Dans les choses qui ont suscité mes soupçons il y a donc eu d’un côté cette volonté de sonner l’alerte. Et de l’autre des faits très curieux. Comme par exemple la recommandation par l’OMS de procéder à deux injections pour les vaccins. Ça n’avait jamais été le cas auparavant. Il n’y avait aucune justification scientifique à cela. Il y a eu aussi cette recommandation de n’utiliser que des vaccins brevetés particuliers. Il n’existait pourtant aucune raison à ce que l’on n’ajoute pas, comme on le fait chaque années, des particules antivirales spécifiques de ce nouveau virus H1N1, « complétant » les vaccins servant à la grippe saisonnière.
On ne l’a pas fait car on a préféré utiliser des matériaux vaccinales brevetés que les grands laboratoires avaient élaborées et fabriqué pour se tenir prêts en cas de développement d’une pandémie. Et en procédant de cette façon on n’a pas hésité à mettre en danger les personnes vaccinées

Quel danger ?

Wolfgang Wodarg. Pour aller vite dans la mise à disposition des produits on a utilisé des adjuvants dans certains vaccins, dont les effets n’ont pas été suffisamment testés. Autrement dit : on a voulu absolument utiliser ces produits brevetés nouveaux au lieu de mettre au point des vaccins selon des méthodes de fabrication traditionnelles bien plus simples, fiables et moins coûteuses. Il n’y avait aucune raison médicale à cela.Uniquement des raisons de marketing.

Comment a-t-on pu justifier de cela ?

Wolfgang Wodarg. Pour comprendre il faut en revenir à l’épisode de la grippe aviaire de 2005 - 2006. C’est à cette occasion là qu’ont été définis les nouveaux plans internationaux destinés à faire face à une alarme pandémique. Ces plans ont été élaborés officiellement pour garantir une fabrication rapide de vaccins en cas d’alerte. Cela a donné lieu à une négociation entre les firmes pharmaceutiques et les Etats. D’un côté les labos s’engageaient à se ternir prêts à élaborer les préparations, de l’autre les Etats leur assuraient qu’ils leur achèteraient bien tout cela. Au terme de ce drôle de marché l’industrie pharmaceutique ne prenait aucun risque économique en s’engageant dans les nouvelles fabrications. Et elle était assurée de toucher le jack pot en cas de déclenchement d’une pandémie.

Vous contestez les diagnostics établis et la gravité, même potentielle, de la grippe A ?

Wolfgang Wodarg. Oui, c’est une grippe tout ce qu’il y a de plus normal. Elle ne provoque qu’un dixième des décés occasionnés par la grippe saisonnière classique. Tout ce qui importait et tout ce qui a conduit à la formidable campagne de panique à laquelle on a assisté, c’est qu’elle constituait une occasion en or pour les représentants des labos qui savaient qu’ils toucheraient le gros lot en cas de proclamation de pandémie.

Ce sont de très graves accusations que vous portez là. Comment un tel processus a-t-il été rendu possible au sein de l’OMS ?

Wolfgang Wodarg. Un groupe de personnes à l’OMS est associé de manière très étroite à l’industrie pharmaceutique.

L’enquête du conseil de l’Europe va travailler aussi dans cette direction ?

Wolfgang Wodarg. Nous voulons faire la lumière sur tout ce qui a pu rendre cette formidable opération d’intox. Nous voulons savoir qui a décidé, sur la base de quelles preuves scientifiques, et comment s’est exercé précisément l’influence de l’industrie pharmaceutique dans la prise de décision. Et nous devons enfin présenter des revendications aux gouvernements. 
L’objectif de la commission d’enquête est qu’il n’y ait plus à l’avenir de fausses alertes de ce genre. Que la population puisse se reposer sur l’analyse, l’expertise des instituions publiques nationales et internationales. Celles ci sont aujourd’hui discréditées car des millions de personnes ont été vaccinés avec des produits présentant d’éventuelles risques pour leur santé. Cela n’était pas nécessaire. Tout cela a débouché aussi sur une gabegie d’argent public considérable.

Avez-vous des chiffres concrets sur l’ampleur de cette gabegie ?

Wolfgang Wodarg.

En Allemagne ce sont 700 millions d’euros. Mais il est très difficile de connaître les chiffres précis car on parle maintenant d’un côté de reventes de vaccins à des pays étrangers et surtout les firmes ne communiquent pas, au nom du principe du respect du « secret des affaires » les chiffres des contrats passés avec les Etats et les éventuelles clauses de dédommagements qui y figurent.

Le travail de « lobying » des labos sur les instituts de santé nationaux sera-t-il aussi traité par l’enquête du conseil de l’Europe ?

Wolfgang Wodarg. Oui nous nous pencherons sur l’attitude des instituts comme le Robert Koch en Allemagne ou Pasteur en France qui aurait dû en réalité conseiller leurs gouvernements de façon critique. Dans certains pays des institutions l’ont fait. En Finlande ou en Pologne, par exemple, des voix critiques se sont élevées pour dire : « nous n’avons pas besoin de cela ».

La formidable opération d’intox planétaire n’a-t-elle pas été possible aussi parce que l’industrie pharmaceutique avait « ses représentants » jusque dans les gouvernements des pays les plus puissants ?

Wolgang Wodarg. Dans les ministères cela me paraît évident. Je ne peux pas m’expliquer comment des spécialistes , des gens très intelligents qui connaissent par coeur la problématique des maladies grippales, n’aient pas remarqué ce qui était en train de se produire.

Que s’est-il passé alors ?

Wolfgang Wodarg. Sans aller jusqu’à la corruption directe qui j’en suis certain existe, il y a eu mille manières pour les labos d’exercer leur influence sur les décisions. J’ai pu constater très concrètement par exemple comment Klaus Stöhr qui était le chef du département épidémiologique de l’OMS à l’époque de la grippe aviaire, et qui donc a préparé les plans destinés à faire face à une pandémie que j’évoquais plus haut, était devenu entre temps un haut cadre de la société Novartis. Et des liens semblables existent entre Glaxo ou Baxter (etc) et des membres influents de l’OMS. Ces grandes firmes ont « leurs gens » dans les appareils et se débrouillent ensuite pour que les bonnes décisions politiques soient prises. C’est à dire celles qui leur permettent de pomper le maximum d’argent des contribuables.

Mais si votre enquête aboutit, ne sera-t-elle pas un appui pour les citoyens d’exiger de leurs gouvernements qu’ils demandent des comptes à ces grands groupes ?

Wolfgang Wodarg. Oui, vous avez raison, c’est l’un des grands enjeux lié à cette enquête. Les états pourraient en effet se saisir de cela pour contester des contrats passés dans des conditions, disons, pas très propres. S’il peut être prouvé que c’est la prise d’influence des firmes qui a conduit au déclenchement du processus alors ils faudra les pousser à ce qu’ils demandent à être remboursés. Mais ça c’est uniquement le côté financier, il y a aussi le côté humain, celui des personnes qui ont été vaccinés avec des produits qui ont été insuffisamment testés.

Quel type de risque ont donc pris, sans qu’ils le sachent, ces gens en bonne santé en se faisant vacciner ?

Wolfgang Wodarg.

je le répète les vaccins ont été élaborés trop rapidement, certains adjuvants insuffisamment testés. Mais il y a plus grave. Le vaccin élaboré par la société Novartis a été produit dans un bioréacteur à partir de cellules cancéreuses. Une technique qui n’avait jamais été utilisée jusqu’à aujourd’hui.

Pourquoi, je ne suis évidemment pas un spécialiste, mais comment peut-on prétendre faire un vaccin à partir de cellules malades ?

Wolfgang Wodarg. Normalement on utilise des œufs de poules sur lesquels les virus sont cultivés. On a besoin en effet de travailler sur des cellules vivantes. Car les virus ne peuvent se multiplier que de cette manière et donc, par définition, les préparations antivirus qui vont avec. Mais ce procédé présente un gros défaut, il est lent, il faut beaucoup d’œufs. Et il est long et complexe sur le plan technique. 
Une autre technique au potentiel remarquable consiste à cultiver les virus sur des cellules vivantes dans des bio-réacteurs. Pour cela il faut des cellules qui croissent et se divisent très vite. C’est un peu le procédé que l’on utilise pour la culture du yaourt que l’on réalise d’ailleurs aussi dans un bio-réacteur. mais dans ce contexte la cellule a été tellement bouleversée dans son environnement et sa croissance qu’elle croit comme une cellule cancéreuse. 
Et c’est sur ces cellules au rendement très élevé que l’on cultive les virus. Seulement pour fabriquer le vaccin il faut extraire à nouveau les virus de ces cellules sur lesquelles ils ont été implantés. Et il peut donc se produire que durant le processus de fabrication du vaccin des restes de cellule cancéreuse demeurent dans la préparation. Comme cela se produit dans la fabrication classique avec les oeufs. On sait ainsi que dans le cas d’une vaccination de la grippe classique des effets secondaires peuvent apparaître chez les personnes qui sont allergiques à l’ovalbumine que l’on trouve dans le blanc d’oeuf.
Il ne peut donc pas être exclu que des protéïnes, restes d’une cellule cancéreuse présentes dans un vaccin fabriqué par bio-réacteur, n’engendre une tumeur sur la personne vaccinée. Selon un vrai principe de précaution il faudrait donc, avant qu’un tel produit ne soit autorisé sur le marché, avoir la certitude à 100% que de tels effets sont réellement exclus. Et cela n’a pas été fait ?

Wolfgang Wodarg. On ne l’a pas fait. L’AME ( Agence Européenne du Médicament), une institution sous la responsabilité du commissaire européen à l’économie, basée à Londres, qui donne les autorisations de mise sur le marché des vaccins en Europe, a donné son feu vert à la commercialisation de ce produit en arguant, en l’occurrence, que ce mode de fabrication ne constituait pas un risque « significatif ». 
Cela a été très différemment apprécié par de nombreux spécialistes ici en Allemagne et une institution indépendante sur le médicament, qui ont au contraire alerté et fait part de leurs objections. J’ai pris ces avertissements au sérieux. J’ai étudié le dossier et suis intervenu dans le cadre de la commission santé du Bundestag dont j’étais alors membre pour que le vaccin ne soit pas utilisé en Allemagne. J’ai fait savoir que je n’étais certainement pas opposé à l’élaboration de vaccins avec cette technique. Mais qu’il fallait d’abord avoir une garantie totale d’innocuité. Le produit n’a donc pas été utilisé en Allemagne où le gouvernement a résilié le contrat avec novartis.

Quel est le nom de ce vaccin ?

Wolfgang Wogart. Obta flu.

Mais cela veut dire que dans d’autres pays européens comme la France le produit peut être commercialisé sans problème ?

Wolfgang Wogart. Oui , il a obtenu l’autorisation de l’AME et peut donc être utilisé partout dans l’Union Européenne.

Quelle alternative entendez vous faire avancer pour que l’on échappe à de nouveaux scandales de ce type ?

Wolfgang Wogart. Il faudrait que l’OMS soit plus transparente, que l’on sache clairement qui décide et quelle type de relation existe entre les participants dans l’organisation. Il conviendrait aussi qu’elle soit au moins flanquée d’une chambre d’élue, capable de réagir de façon très critique où chacun puisse s’exprimer. Ce renforcement du contrôle par le public est indispensable.

N’est ce pas la question d’un autre système capable de traiter une question qui relève en fait d’un bien commun aux citoyens de toute la planète qui affleure ?

Wolfgang Wodarg. Pouvons nous encore laisser la production de vaccins et la conduite de ces productions à des organisations dont l’objectif est de gagner le plus possible d’argent ? Ou bien la production de vaccins n’est-elle pas quelque chose du domaine par excellence , que les Etats doivent contrôler et mettre en œuvre eux même ? C’est la raison pour laquelle je pense qu’il faut abandonner le système des brevets sur les vaccins. C’est à dire la possibilité d’une monopolisation de la production de vaccin par un rand groupe. Car cette possibilité suppose que l’on sacrifie des milliers de vies humaines, simplement au nom du respect de ces droits monopolistiques. Vous avez raison , cette revendication là a pris en tout cas pour moi l’aspect de l’évidence.

Entretien réalisé par Bruno Odent



Grippe A (H1N1) : rétrospective en quelques anecdotes

Par Pierre Saint-Arnaud

Le 22 décembre 2009

MONTREAL - La pandémie de grippe A (H1N1) a donné lieu à des efforts remarquables des réseaux de santé et à des gestes dignes de mention mais elle a aussi fait ressortir quelques côtés plus retors de l’espèce humaine.

Dès le départ, le fait que nous vivions à l’ère des communications (et des experts en communication publique) a créé un problématique jusque-là inédite : quel nom donner à l’épidémie ? Jamais dans le passé avait-on en effet contesté les appellations de grippe espagnole, asiatique ou de Hong Kong.

Initialement appelée grippe porcine parce que la souche avait été identifiée dans cette espèce, il a fallu se raviser devant les interventions musclées des lobbys de l’industrie du porc qui voyaient leur produit étiqueté comme dangereux, même si ce n’était pas le cas. Ironiquement, des embargos ont été placés sur le porc canadien après que des animaux eurent été infectés ... par des humains porteurs.

Puis, le nom de grippe mexicaine a commencé à circuler, une référence au lieu d’origine de la propagation du virus, au grand dam des autorités mexicaines. A leur grand soulagement, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est intervenue en cours de route pour s’assurer qu’on lui donnerait son nom scientifique de grippe A (H1N1) qui, malgré son inélégance, a collé.

Dans la catégorie « faites ce que je dis et non ce que je fais », le gouvernement canadien aura marqué des points : le 27 avril 2009, le ministre de la Sécurité publique Peter Van Loan qualifiait d’exagérée la décision de certains pays (notamment l’Inde et la Malaisie) de conseiller à leurs ressortissants d’éviter le Canada en raison de la présence de cas de grippe porcine. Dès le lendemain, le 28 avril, le Canada déconseillait à ses ressortissants de se rendre au Mexique pour les mêmes raisons.

Bien que les autorités aient signalé que le virus était bénin, la peur était au rendez-vous partout dans le monde : le 6 mai, Haïti refusait l’entrée au pays d’un bateau mexicain qui transportait 70 tonnes de vivres, une aide humanitaire en réponse à la famine qui sévissait à plusieurs endroits dans la perle des caraïbes à la suite de violentes tempêtes.

Plus près de nous, des Canadiens - dont une trentaine d’étudiants de l’Université de Montréal - furent placés en quarantaine en Chine, simplement parce qu’ils venaient du Canada, une situation injustifiée qui a perduré quelques jours.

En préparation de la recrudescence du virus à l’automne, une communauté autochtone du nord du Manitoba recevait de Santé Canada en septembre des housses mortuaires, soulevant l’indignation de ses membres et de la ministre fédérale de la Santé Leona Aglukkaq, elle-même autochtone.

Au début de la deuxième vague, à l’automne, l’ouverture de la campagne de vaccination massive a donné lieu à certains des événements les plus disgracieux de la pandémie. Ainsi, certaines vedettes ont obtenu un passe-droit pour une vaccination hâtive, de même que des membres de fondations d’hôpitaux, alors que l’on commençait à peine la vaccination des premiers groupes vulnérables.

Le ministre québécois de la Santé, Yves Bolduc, a alors menacé de sanctionner les infirmières qui feraient des passe-droits, provoquant la colère de leur syndicat qui a demandé des excuses qui ne sont jamais venues.

Le porte-parole de l’opposition péquiste en matière de santé, Bernard Drainville, y est allé pour sa part d’une sortie on ne peut plus politique, accusant Ottawa de ne pas fournir au Québec sa juste part de vaccins. L’accusation n’a jamais été confirmée ou infirmée.

De son côté, la Fédération de l’âge d’or du Québec (FADOQ) a senti le besoin d’une sortie publique pour dénoncer la discrimination dont étaient victimes les personnes âgées souffrant de maladies chroniques puisqu’elles n’avaient pas été incluses dans les groupes prioritaires, une lacune finalement corrigée par Québec.

Même le milieu du hockey professionnel n’y a pas échappé. Les Flames de Calgary ont bénéficié d’une clinique de vaccination privée alors que les groupes à risque étaient encore à recevoir l’inoculation, ce qui a valu à au moins deux fonctionnaires de la santé albertaine d’être congédiés.

Tout au long de la pandémie, Internet a fait oeuvre d’information mais aussi de désinformation et de machine à rumeurs. Ainsi, tous les détracteurs des vaccins y ont trouvé un véhicule pour transmettre leur point de vue, forçant les autorités de santé publique à consacrer des efforts additionnels pour faire passer leur message pro-vaccination.

Le cyberespace nous a également permis de découvrir les plus farfelus (et inexacts) des conseils pour lutter contre la grippe, dont : éviter tout contact avec la cravate d’un médecin, fumer des cigarettes électroniques, ou encore déposer des oignons autour de la maison.

Enfin, la grippe porcine-mexicaine-H1N1 aura aussi fait quelques gagnants : les compagnies pharmaceutiques qui fabriquent le vaccin au premier chef, mais aussi les laboratoires médicaux privés, dont certains ont exigé des frais exorbitants pour des analyses, les fabricants de masques, de liquides antiseptiques et de lingettes stérilisantes, pour ne nommer que ceux-là.

En contrepartie, les compagnies aériennes, plusieurs lieux de récréation où les gens se réunissent en grand nombre et les industries touristiques de plusieurs régions du globe ont souffert sérieusement de la pandémie.

Nouvelles de © La Presse Canadienne, 2009.


Date : Mercredi 2 Décembre 2009, 7h45

Pour ceux qui ne savent pas quoi penser du traitement médiatique de la MECHANNNNTTTE grippe A, un article simple et complet (allez vraiment au bout) sur le sujet. Histoire de choisir en toute connaissance de cause. A partager !

http://www.atoute.org/n/article134.html



Avec le Dr Marc Zaffran (Martin Winckler).

21 octobre 2009

La vaccination contre la grippe A (H1N1) : questions et réponses

Les questions sont nombreuses au sujet de la vaccination contre le virus A (H1N1) et il nous a paru souhaitable de revenir sur le sujet. Les réponses qui sont données ci-dessous ne sont pas une « opinion personnelle », mais le résultat d’une recherche documentaire sérieuse au cours des semaines écoulées, dans des revues médicales de référence, en Europe et en Amérique du Nord.

Personnellement, je ne suis pas un adversaire absolu des vaccins, je pense que certaines vaccinations sont et ont été très utiles, mais que la multiplication des vaccins au cours des 20 dernières années pose problème, car toutes les maladies contre lesquelles il est aujourd’hui possible de se faire vacciner ne sont pas, et de loin, des maladies graves. Or, la vaccination doit être utile à l’individu et à la collectivité, et non une sorte de « geste conjuratoire ». L’existence d’un vaccin ne signifie pas que tout le monde doit le recevoir, pas plus que l’existence d’un médicament ne justifie que tout le monde le prenne.

Dr Marc Zaffran (Martin WInckler)

Questions

1. Devrais-je me faire vacciner pour être certaine de ne pas attraper la grippe A (H1N1) ? Soit dit en passant, je ne me suis jamais fait vacciner contre la grippe et je ne l’ai jamais eu, par contre j’ai le rhume à l’occasion comme tout le monde. Mais certaines personnes de mon entourage disent que ce vaccin s’est fait un peu trop rapidement, donc on sera comme les cobayes... D’un côté ou de l’autre je ne sais plus, je suis vraiment indécise et j’ai besoin de votre avis.

Réponse

À l’heure actuelle, dans la plupart des pays développés, le mot d’ordre consiste à dire que la grippe A (H1N1) n’est pas plus grave que les grippes saisonnières précédentes, même si elle touche des populations légèrement différentes. Les personnes de plus de 65 ans sont moins touchées que les personnes plus jeunes, car elles sont porteuses d’une immunité ancienne (datant de la pandémie de 1957).

MAIS, quel que soit l’âge, les personnes qui bénéficieront du vaccin et à qui la vaccination est recommandée sont :
- les nourrissons (de 6 mois à 1 an) lorsqu’ils sont à risque d’une forme grave de grippe en raison d’une maladie chronique grave ou d’une anomalie congénitale ;
- les femmes enceintes ;
- les personnes atteintes d’une maladie chronique grave (insuffisance cardiaque, maladies respiratoires, diabète, etc. ;
- les soignants et les travailleurs sociaux (pour des raisons professionnelles) ;
- l’entourage des patient très immunodéprimés ou allergiques, (allergie aux protéines de l’oeuf, car le vaccin est cultivé sur des oeufs), chez qui la vaccination est contre-indiquée. Pour les autres personnes, la vaccination est possible, mais n’a rien d’obligatoire, car la grippe A (H1N1) est bénigne dans l’immense majorité des cas. Mais vous pouvez choisir de vous faire vacciner pour éviter d’être malade et de manquer votre travail, par exemple. Cela reste une décision personnelle.

2. J’ai 59 ans et je suis asthmatique. Devrais-je avoir le vaccin H1N1 ?

Réponse

Si votre asthme est grave, et si vous êtes sujet aux complications (bronchites ou pneumonies fréquentes), ou si vous avez fait des attaques d’asthme qui vous ont contraint à être hospitalisé, oui, il est préférable que vous vous fassiez vacciner.

3. Je suis rarement malade et je n’ai jamais eu aucun vaccin contre la grippe. Je réussis à faire passer une petite grippe ou rhume par moi-même. J’ai terriblement peur de ce nouveau vaccin, et n’ai pas l’intention de me faire vacciner. J’ai 60 ans, les risque sont-ils plus importants ?

Réponse

Si vous êtes en bonne santé, vous faire vacciner n’a rien d’obligatoire, puisque la maladie est bénigne dans l’immense majorité des cas. De plus, étant donné votre âge, vous êtes probablement porteur d’anticorps contre cette grippe.

4. Le vaccin annuel contre la grippe saisonnière contient t-il aussi celui contre le virus H1N1 ?

Réponse

Non, le vaccin contre la grippe saisonnière ne contient pas celui contre le virus A (H1N1) responsable de la pandémie actuelle. Il y a 2 vaccins différents. La campagne qui commence ces jours-ci au Québec est celle pour vacciner contre le A (H1N1). La vaccination contre la grippe saisonnière a été repoussée à la fin de l’année ou au début de 2010, car le virus saisonnier n’est pas présent actuellement. Si vous êtes à risque pour la grippe (voir plus haut), il est recommandé que vous receviez les 2 vaccins.

5. Quels pourraient être les effets néfastes ressentis chez un adulte en santé à la suite de la vaccination contre la grippe A (H1N1) ? Que faudrait-il craindre exactement à part les effets secondaires dits normaux après avoir reçu le vaccin ? Je pense qu’on n’en parle pas d’une façon claire. On parle d’un vaccin préparé rapidement ; c’est inquiétant.

Réponse

Les effets secondaires fréquents des vaccins sont connus : douleur à l’endroit de l’injection, « mini grippe », fièvre. Les effets secondaires plus graves sont rares (syndrome de Guillain Barré, autres troubles neurologiques).

A priori, il n’y a pas de raison de penser que les vaccins contre le virus A (H1N1) sont plus toxiques que les autres. Cependant, la revue Prescrire, qui fait autorité en matière de médicaments en Europe, vient de publier un article très détaillé où elle rappelle (voir le site de la revue : http://www.prescrire.org/ ) :
- que la grippe A/H1N1 n’est pas plus dangereuse que la grippe saisonnière actuelle ;
- qu’il est recommandé de vacciner seulement les personnes qui risquent de souffrir d’une forme grave de grippe (voir plus haut) ;
- que le vaccin recommandé pour les femmes enceintes et les jeunes enfants est un vaccin SANS adjuvant, car les adjuvants provoquent des effets secondaires dont on ne connaît pas la gravité chez les femmes et les jeunes enfants, car ils n’ont jamais été testés sur ces populations ;

Enfin, l’article précise : « Chez les adultes et les nourrissons en bonne santé, la gravité somme toute sans particularité de la grippe A (H1N1) ne justifie pas une stratégie vaccinale différente de celle mise en oeuvre contre la grippe saisonnière. Chez eux, autant se passer de vaccination, sauf contact fréquent et étroit avec des personnes à risque élevé de complications graves, par exemple les personnes partageant le même foyer, ou les soignants. » Donc, quand on est en bonne santé, on peut raisonnablement se passer de vaccination contre la grippe A (H1N1).

6. Est-ce qu’il est « immoral » de ne pas se vacciner contre le virus A (H1N1) ? Est-ce que ça met les autres en danger ?

Réponse

Non, car :
- si c’était « immoral » ou dangereux, il faudrait alors obliger tout le monde à se vacciner tous les ans contre la grippe saisonnière, et pas seulement contre la A (H1N1). Or, il n’a jamais été proposé, par le passé, de vacciner tout le monde contre la grippe saisonnière ;
- si vous ne vous vaccinez pas, ça n’empêche pas les personnes fragiles de se vacciner ;
- la A (H1N1) est une grippe bénigne dans l’immense majorité des cas ; la probabilité de contaminer une personne fragile est infinitésimale, sauf s’il s’agit de quelqu’un de votre entourage (et pour la contaminer, il faut d’abord que vous attrapiez la grippe, ce qui, même si ça se produit, ne vous rendra contagieux que pendant 8 jours...)
- si vous êtes en bonne santé, si vous ne faites pas partie de l’entourage d’une personne fragile qui ne peut pas être vaccinée et si vous décidez tout de même de vous faire vacciner, faites-le pour une raison qui vous est propre (par exemple, pour ne pas risquer d’être empêché de travailler pendant une semaine), et non simplement « par précaution » ou « pour protéger les autres ». Ce n’est pas plus justifié pour la grippe A (H1N1) que pour la grippe saisonnière habituelle.

7. Peut-on attrapper la grippe A (H1N1) à plusieurs reprises ? Si on a déjà eu cette grippe, doit-on se faire vacciner ?

Réponse

Si on a déjà eu la A (H1N1), le vaccin est inutile. Le problème est que si on ne vous a pas fait de test sanguin très précis, il n’est pas possible de savoir si vous avez déjà eu la grippe A (H1N1) ou une autre maladie respiratoire, car il y en a de très nombreuses, qui ressemblent à la grippe, mais n’en sont pas. Donc, le vaccin n’est recommandé que si vous êtes une personne fragile, à risque de faire une complication, même si vous avez déjà eu quelque chose qui « ressemble » à la grippe, sans savoir si c’était bien elle. Sinon, le vaccin n’est pas nécessaire.

8. On ne parle pas des gens qui ont eu la grippe asiatique dans les années 1957-58. Est-ce vrai que si on l’a eue, on est immunisé ?

Réponse

Oui, c’est vrai. Et c’est pour cela que les personnes âgées de plus de 55-60 ans semblent immunisés contre elle, et que la A (H1N1) touche surtout des individus jeunes (de moins de 40 ans).

Dr Marc Zaffran (Martin WInckler)


Vaccination H1N1 : méfiance des infirmières...

Source : http://www.syndicat-infirmier.com/Vaccination-H1N1-mefiance-des.html

Vaccination H1N1 : méfiance des infirmières

Notre devoir d’infirmières est d’informer correctement la population, pour que chacun prenne sa décision en toute connaissance de cause, par un consentement libre et éclairé, et non par une campagne de publicité et des discours alarmistes

1er septembre 2009

Le syndicat des infirmières SNPI CFE-CGC estime qu’une vaccination massive contre un virus grippal relativement bénin, présente des risques, du fait d’un vaccin développé trop rapidement, et d’un adjuvant susceptible de déclencher des maladies auto-immunes.

Nous invitons la population à se vacciner contre la grippe saisonnière : ce vaccin (réalisé dans des conditions normales) sera disponible dès la quatrième semaine de septembre. Cela permettra de réaliser rapidement un diagnostic différentiel en cas de syndrome grippal. Par contre, chacun doit bien mesurer le rapport bénéfice/risques du vaccin H1N1 : d’un côté une semaine de grippe, de l’autre une probabilité, faible mais définitive, d’avoir une maladie neurologique (Syndrome Guillain-Barré) ou auto-immune.

Comme nos collègues infirmières de Grande Bretagne et de Hong Kong, nous craignons que le remède risque d’être pire que le mal, et nous pensons qu’il faut savoir "raison garder". La pandémie peut causer une crise économique, et l’Etat s’est très bien organisé pour y faire face (conseils d’hygiène, masques, Tamiflu). "Mais injecter 94 millions de doses d’un produit sur lequel nous n’avons aucun recul peut poser un problème de santé publique, et il est de notre devoir d’infirmières d’informer correctement la population, pour que chacun prenne sa décision en toute connaissance de cause, par un consentement libre et éclairé, et non par une campagne de publicité et des discours alarmistes" souligne Thierry Amouroux, le Secrétaire Général du SNPI, le Syndicat National des Professionnels Infirmiers.

Le virus H5N1, responsable de la grippe aviaire, possédait une virulence très élevée (le taux de mortalité a atteint 60 %) couplée à une contagiosité chez les humains très faible (quelques milliers de cas sur l’ensemble de la planète). Le H1N1 est pratiquement l’inverse : il est très contagieux mais faiblement agressif : en France, 2 décès de malades atteints de maladies chroniques graves et porteurs du virus A (H1N1), et 11 cas graves contre environ 2.000 morts français de la grippe saisonnière par an ! Selon l’INVS, au 25.08.09, 85 décès ont été rapportés en Europe depuis le début de l’épidémie dont 59 au Royaume-Uni et 16 en Espagne. Source : http://www.invs.sante.fr/surveillan...

Selon le comité interministériel de crise réuni jeudi 27 août 2009, pour faire le point sur l’épidémie de Grippe A : « Les inconnues subsistant encore concernent : la date de livraison des vaccins par les industriels, la date d’AMM ainsi que son périmètre (adultes, enfants, femmes enceintes...), la définition précise des personnes à risques et le taux de létalité du virus de la grippe A(H1N1). »

Les décès lors d’une grippe saisonnière sont généralement liés à des décompensations de pathologies chroniques et des surinfections bactériennes, or rien ne permet d’affirmer aujourd’hui que ces complications indirectes seront plus fréquentes avec la grippe A (H1N1).

Risque de Syndrome Guillain-Barré SGB

Le syndrome de Guillain et Barré est une sorte de paralysie ascendante qui débute aux membres inférieurs pour monter progressivement. Dans les formes graves elle peut se compliquer de paralysie des muscles respiratoires et la personne atteinte devra alors être placée sous respirateur artificiel. La paralysie peut être irréversible.

Comment peut-on éviter une répétition des complications rencontrées en 1976 aux États-Unis d’Amérique avec le vaccin contre la grippe porcine ? 46 millions de personnes avaient été vaccinées, et environ 4.000 d’entre elles ont porté plainte par la suite pour effets secondaires graves. Selon l’OMS "Des études laissent à penser que la vaccination régulière contre la grippe saisonnière pourrait être associée à une augmentation du risque de syndrome de Guillain-Barré de l’ordre d’un à deux cas par million de personnes vaccinées. Pendant la campagne de vaccination antigrippale de 1976, ce risque a augmenté pour atteindre environ dix cas par million de personnes vaccinées, ce qui a conduit à un retrait du vaccin." Source : http://www.who.int/csr/disease/swin...

Un vaccin contre la grippe porcine a de nouveau été associé à une augmentation du risque de SGB en 1993-1994. Les Américains avaient alors enregistré 74 cas de SGB en 1994, en forte hausse sur 1993 (37 cas).

"Nous sommes tout à fait conscients du risque lié à la survenue de cas de Guillain-Barré chez les sujets vaccinés contre la grippe, explique Carmen Kreft-Jaïs, responsable de la pharmacovigilance à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) dans un article du Monde du 20.08.09. Nous suivrons attentivement l’évolution du nombre de Guillain-Barré en cas de pandémie et de vaccination massive."

Détails : http://www.lemonde.fr/planete/artic...

Des procédures réglementaires spécifiques ont été conçues pour accélérer l’homologation des vaccins contre la grippe pandémique. Selon l’OMS, "des questions spécifiques, à propos de l’innocuité des vaccins contre une grippe pandémique, se posent inévitablement quand on commence à les administrer à grande échelle. Par exemple, des événements indésirables, trop rares pour être mis en évidence même au cours d’essais cliniques de grande ampleur, peuvent apparaître lorsque la vaccination concerne des populations très nombreuses. Toujours selon l’OMS, "par manque de temps, les données cliniques seront inévitablement limitées au moment où on commencera à administrer les vaccins contre la grippe pandémique. Les tests d’innocuité et d’efficacité devront donc se poursuivre après avoir commencé à les administrer".

Pour toutes ces raisons, l’OMS conseille à tous les pays qui administreront des vaccins contre la grippe pandémique de surveiller attentivement leur innocuité et leur efficacité

Détails : http://www.who.int/csr/disease/swin...

Problèmes de l’adjuvant du vaccin H1N1

Un adjuvant est une substance chimique qui est utilisée pour rendre le vaccin plus efficace et qui peut permettre d’utiliser une dose d’antigènes plus faible. La question est de savoir l’impact que pourrait avoir un nouvel adjuvant sur les maladies auto-immunes qui sont justement causées par un dérèglement du système immunitaire.

Un adjuvant, le AS03 utilisé pour le vaccin préparé par GlaxoSmithKline (GSK), permet d’utiliser de très faibles doses d’antigène, multipliant ainsi le nombre de doses possibles. Le système de surveillance qui sera en place devra garantir que les personnes qui ont une maladie auto-immune (diabète, hypothyroidie, arthrite, sclérose en plaques, etc.) ne verront pas leur problèmes s’aggraver.

Le vaccin H1N1 contient 10 fois moins d’antigène (pour accélérer la production, vu les quantités à produire rapidement) grâce à la présence de l’adjuvant AS03, un amplificateur d’effet qui consiste en un mélange de squalène et de polysorbate.

Un tel adjuvant n’a jamais été utilisé auparavant dans un vaccin commercialisé à large échelle, et peut donc déclencher des réactions immunitaires excessives et augmenter la probabilité et la fréquence d’effets secondaires rares, mais graves et dangereux, tels que le syndrome de Guillain-Barré.

Les additifs et adjuvants peuvent influencer la sécurité des vaccins de façon complètement imprévisible, comme on l’a vu par exemple avec le vaccin anti-méningo-enchéphalite à tiques TICOVAC, qui a dû être retiré du marché en 2001, 14 mois à peine après son lancement, pour cause d’effets secondaires graves et fréquents. La composition du Ticovac ne différait de celle de son prédécesseur que par deux additifs qui ont été éliminés depuis : l’albumine et un conservateur contenant du mercure. En conséquence le produit est interdit en Allemagne, et en France la posologie a été réduite de moitié, et l’indication a été retirée chez les enfants de moins de 3 ans. (détails dans les conclusions de la Commission de la transparence de la Haute Autorité de Santé : http://www.has-sante.fr/portail/upl...)

Pourquoi ne pas continuer à miser sur les méthodes de production conventionnelles et éprouvées par les décennies d’expérience des vaccins contre la grippe saisonnière ?

Car, contrairement à ces vaccins classiques, l’utilisation massive de vaccins nouveaux contenant des substances qui renforcent la réponse immunitaire pose des problèmes :
- Notre expérience et nos connaissances des adjuvants amplificateurs de la réponse immunitaire sont très faibles, et chaque firme pharmaceutique utilise ses propres mélanges, dont elle détient les brevets.
- Le passage des essais cliniques à l’administration systématique est une phase particulièrement sensible dans l’utilisation des médicaments. S’il a des effets secondaires inattendus, ceux-ci peuvent affecter un nombre très important de personnes avant qu’on puisse faire marche arrière. La vaccination immédiate de dizaines de millions de personnes par un vaccin peu testé est inquiétante : c’est une expérimentation grandeur nature.
- La stimulation du système immunitaire par trois doses de vaccin antigrippal en quelques semaines est une nouveauté : la grippe saisonnière en septembre, puis deux doses de vaccin anti-pandémique adjuvanté à trois semaines d’intervalle.



La GRIPPE : ne vous laissez pas terroriser ! (quelques définitions et un point de vue iconoclaste)

Le Dr Marc Zaffran a exercé la médecine de famille en France, de 1981 à 2008. Parallèlement, il a publié près de 35 ouvrages sous le pseudonyme de Martin Winckler. Son roman le plus connu : La Maladie de Sachs. Depuis février 2009, il vit à Montréal. Il dirige, aux Éditions de l’Homme, la collection « La Santé en Questions ». Il y a déjà publié Choisir sa contraception (2008) et Les menstruations (2009).

16 août 2009 La grippe : ne vous laissez pas terroriser ! (quelques définitions et un point de vue iconoclaste)

On parle beaucoup de la grippe, et la plupart des informations données au public sous-entendent que tout le monde sait de quoi il s’agit, mais ce n’est pas toujours vrai. Alors (pardon si j’enfonce des portes ouvertes, mais il vaut mieux ça que de croire qu’elles sont ouvertes alors qu’elles sont fermées) voici quelques définitions... et une opinion plutôt iconoclaste sur les mesures à prendre (vaccination, en particulier).

Qu’est-ce que la grippe ?

Une maladie virale qui atteint essentiellement les voies respiratoires (nez, gorge, trachée, bronches) et qui provoque le plus souvent une fièvre élevée, des courbatures, des maux de tête, une toux. Comme toutes les maladies virales, elle n’est pas sensible aux antibiotiques.

Comment attrape-t-on la grippe ?

Au contact d’une personne qui tousse, crache ou éternue le virus. Il n’est pas nécessaire de la côtoyer de près, ça peut arriver dans la rue, le bus ou le métro. Une personne est contagieuse 7 jours. Il se passe de 1 à 4 jours entre le contact avec une personne infectée et le début de la maladie qui, le plus souvent, se termine en 5 à 7 jours.

Est-ce qu’on peut l’attraper dans une pièce où un grippé vient de passer ?

Oui, mais il faut vraiment qu’il soit passé là dans la journée. Le virus de la grippe, pour vivre, doit nécessairement infecter une cellule vivante. S’il ne le fait pas, après quelques heures, il meurt ; il ne supporte pas bien la chaleur et se dessèche très vite ; c’est pour ça qu’il survit mieux aux périodes froides qu’aux périodes chaudes ; c’est pour cela aussi qu’une personne infectée par le virus de la grippe (ou par n’importe quel microbe) fabrique de la fièvre : la fièvre, c’est une réaction du malade visant à empêcher le microbe de se multiplier ; parfois, ça marche si bien que la maladie dure seulement quelques heures ; parfois, ça ne marche pas, car le virus s’est déjà multiplié dans l’organisme avant que l’hôte n’ait commencé à faire monter sa température.

Et les courbatures, et les maux de tête, ils sont dus à quoi ?

À la fièvre, également : ce sont les contractions rapides et intenses de tous les muscles du corps qui font monter la température. Et des muscles qui se contractent en permanence, de manière intense et rapide, ça fait mal. Or, on a des muscles partout (y compris tout autour de la tête : c’est ce qui nous permet de la tenir droite).

Et la toux, d’où vient-elle ?

La toux est la réaction de l’organisme à l’inflammation provoquée par le virus dans les tissus qui tapissent l’arbre respiratoire (nez, gorge, trachée, bronches). L’inflammation fait mal et provoque des sécrétions (mouchage, glaires) qui contiennent des globules blancs dont l’objectif est de tuer le virus. La toux et les éternuements sont destinés à « dégager » ces sécrétions.

Pourquoi la grippe est-elle dangereuse ?

Le plus souvent, elle ne l’est pas. La grippe n’est qu’une des milliers de maladies respiratoires virales répertoriées ou non qui donnent de la fièvre et font tousser. C’est la plus connue parce qu’elle est très contagieuse et a provoqué des pandémies à plusieurs reprises. La plus grande pandémie connue, et la plus meurtrière, date de 1920. Qualifiée de « grippe espagnole » (ce qu’elle n’était pas du tout, car elle venait des États-Unis !), elle a tué, dit-on, plus de personnes que la Première Guerre mondiale.

Et cela, précisément parce qu’on sortait de la guerre et parce qu’à l’époque, d’autres maladies chroniques comme la tuberculose, mais aussi la malnutrition et les séquelles de guerre fragilisaient les populations ; en 1920, il n’y avait ni antibiotiques pour lutter contre les pneumonies qui sont la complication la plus fréquente de la grippe, ni perfusions pour lutter contre la déshydratation, ni médicaments pour traiter le coeur, etc. Une personne fragile qui attrapait la grippe pouvait mourir de déshydratation à cause de la fièvre (les nourrissons, en particulier) ou de complication respiratoire (pneumonie) ou tout simplement parce que la grippe déséquilibrait une maladie préexistante (tuberculose, maladie cardiaque), lesquelles étaient TRÈS fréquentes, et pas du tout soignées. Ce n’était donc pas la grippe en elle-même qui était grave, c’était la grippe chez quelqu’un de fragile. C’est toujours le cas aujourd’hui, à ceci près que, dans les pays développés comme la France ou le Canada, la proportion de personnes fragiles est infinitésimale par rapport à ce qu’elle était à l’époque.

Chez les personnes fragiles des poumons, la grippe contribue aux infections plus graves (pneumonies à bactéries) ; chez les personnes fragiles du coeur, elle fatigue le coeur ; chez les personnes âgées et les nourrissons, elle déshydrate (à cause de la fièvre), etc. Autrement dit, la grippe « déséquilibre » ceux dont la santé est déjà vacillante. Ce n’est pas la grippe qui tue, mais ses conséquences et ses complications.

Pourquoi la grippe fait-elle peur ?

À cause de cette grande pandémie de 1916-1920 et aussi du souvenir ancestral des épidémies - de peste, de choléra, de variole, etc. - qui ont fait des milliers de morts en Europe, puis en Amérique après avoir été importée par les Européens.

Qu’est-ce que le virus A/H1N1 ? Un nouveau virus de la grippe ?

Oui et non. Non, car il existe depuis longtemps ; c’est un des deux virus de la grippe les plus répandus (l’autre, c’est le A/H3N2, qui est plus agressif). Oui, parce que tous les virus de la grippe « mutent » (ils s’adaptent et changent), et parce que la variante du H1N1 qui est apparue au Mexique est différente des autres.

Pourquoi dit-on qu’il s’agit d’une grippe « porcine » ?

Pour de mauvaises raisons. Les premiers cas ont été décrits dans une population qui était au contact de grands élevages de porcs, mais on n’a jamais pu montrer que le virus venait du porc. D’ailleurs, l’Organisation mondiale de la Santé animale (OIE, www.oie.int/fr/fr_index.htm) a demandé qu’on ne parle plus de « grippe porcine ».

Et s’il est vrai que parfois les virus de la grippe peuvent passer de l’homme au porc et inversement, c’est toujours par voie aérienne (si le porc ou l’humain a la grippe !). On ne peut pas attraper un virus de la grippe (porcine ou humaine) en mangeant du porc. Seulement en fréquentant des porcs grippés... C’est donc peu fréquent...

Alors, d’où vient-il, ce virus ?

C’est un virus grippal humain, qui a muté ; il est devenu un peu plus contagieux qu’il ne l’était avant. Il atteint plus facilement les adultes jeunes que les souches précédentes (c’est pourquoi l’épidémie a inquiété les autorités sanitaires, qui avaient plutôt l’habitude que ce soient les personnes de plus de 65 ans qui soient atteintes). Mais il n’est pas plus « mortel » (le nombre de décès à ce jour est similaire à ce qu’on observait les années précédentes), comme en témoigne le fait que l’épidémie dans l’hémisphère sud (où c’était l’hiver, favorable à la propagation de la grippe) n’a pas fait plus de victimes que les années précédentes.

On peut d’ailleurs consulter le site de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé), qui explique tout ça très posément. www.who.int/fr/index.html

Mais alors, pourquoi tout ce bruit dans les médias ?

Parce que les épidémies antérieures de grippe restaient limitées par le fait qu’une partie de la population gardait une certaine immunité après les épidémies antérieures. Ce virus-ci, comme il a changé, risque de rendre malade un plus grand nombre de gens qu’auparavant - même parmi ceux qui sont en bonne santé et ont déjà eu la grippe par le passé.

Le virus A/H1N1 a déjà été répertorié et a provoqué des épidémies par le passé, en 1958 en particulier. Donc, les personnes qui l’ont déjà rencontré sont toutes nées avant 1958. Comme il ne s’est pas répandu beaucoup après, les personnes nées APRÈS 1958 sont donc, paradoxalement, plus exposées. C’est ce qui explique le fait que les jeunes soient plus susceptibles de l’attraper et que les femmes enceintes (qui le plus souvent ont moins de 50 ans) soient plus exposées qu’elles ne l’étaient aux épidémies antérieures. Mais les femmes enceintes sont plus exposées à la grippe de toute manière, car la grossesse diminue temporairement l’immunité (pour "accepter" le foetus, qui est un organisme étranger...). Ca ne veut pas dire que la grippe lié à A/H1N1 sera forcément plus grave chez les femmes enceintes, mais qu’elle sera peut-être plus fréquente qu’avec un autre virus grippal.

Cela dit, comme on l’a vu en Amérique Latine, l’épidémie n’a pas fait plus de morts que les années antérieures. Il n’y a donc pas de raison qu’elle en fasse plus dans les pays développés de l’hémisphère nord. Les virus mutent, mais les êtres humains s’adaptent, eux aussi, et rien ne dit qu’ils soient « plus fragiles » qu’avant. L’augmentation de l’espérance de vie, ainsi que la diminution nette d’un grand nombre d’infections dans la population, montre même le contraire. L’amélioration des conditions sanitaires et de l’alimentation ne « fait » pas seulement des personnes obèses, mais aussi des individus plus grands (regardez la taille moyenne des ados d’aujourdh’ui) et en meilleure forme physique que leurs parents ou leurs grands-parents (qui étaient contaminés par le bacille tuberculeux avant d’avoir atteint l’âge de 2 ans) ne l’étaient.

Est-ce que le Tamiflu et les médicaments antiviraux marchent vraiment ?

C’est ce qu’on dit... Par précaution, les gouvernements stockent ce médicament (son nom est oseltamivir ; « Tamiflu », c’est le nom de marque) et d’autres antiviraux antigrippaux, mais leur utilité est discutable. Car, comme la grippe est une maladie qui guérit le plus souvent toute seule, et qui infecte différemment chaque personne, c’est très difficile à prouver. Il faut prendre les antiviraux dès les premiers symptômes ; mais beaucoup de maladies commencent comme la grippe, et si les symptômes disparaissent ça ne veut pas dire que le médicament a marché, mais peut-être simplement que ça n’était pas la grippe... De plus, encore une fois, l’immense majorité des personnes qui auront la grippe vont guérir en 3 à 5 jours.

Si la grippe n’est pas dangereuse en soi, pourquoi (se) vaccine-t-on ?

On vaccine essentiellement :

1- pour protéger les plus fragiles (malades chroniques, en particulier) ; 2- pour limiter les épidémies (dans les crèches, les écoles) : quand une partie de la population est vaccinée, elle ne transmet pas le virus aux autres, elle sert de « barrière » au virus ; 3- pour éviter que des personnes « clé » contaminent les autres (il est logique que les soignants ou les enseignants se vaccinent, pour continuer à assurer leur travail de service public et pour ne pas contaminer les personnes dont ils assurent le service) ; 4- pour diminuer l’impact économique de l’épidémie : plus il y a de personnes malades, plus ça perturbe la production économique. En période de crise, comme c’est le cas actuellement, les gouvernants sont très inquiets d’une épidémie de grippe plus importante que l’an dernier, et on peut le comprendre... Et ceux qui ont quelque chose à vendre pour calmer cette angoisse l’ont compris aussi.

Quelle est la différence entre une épidémie et une pandémie ?

Une épidémie, c’est un grand nombre de personnes infectées en très peu de temps dans la même région ou dans le même pays, voire sur le même continent. Une pandémie (d’après la définition de l’OMS, Organisation mondiale de la Santé) c’est une épidémie sur plus de deux continents à la fois. Autrement dit, une épidémie potentiellement mondiale. Une situation « endémique », c’est la présence en permanence de sujets infectés par une maladie dans une même région. Exemple : le paludisme est endémique dans de nombreuses régions d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Asie du Sud-Est.

Pourquoi une pandémie de grippe est-elle considérée comme une situation grave ?

Pour les pays développés, une pandémie a des conséquences graves pour les personnes les plus fragiles et pour l’économie. Tous les ans, la grippe provoque des décès, mais on n’en parle pas. Dans les pays développés, ces décès sont terribles au plan individuel, bien sûr, mais ils sont quantitativement peu nombreux (à titre de comparaison, en France, cet été, il y a eu plusieurs centaines de décès par noyade, dont on ne parle pas ou presque pas. Notez qu’il n’est pas toujours simple de dire si quelqu’un est vraiment mort d’une complication de la grippe : il faudrait rechercher le virus chez chaque personne (ce qui est très lourd) et prouver que c’est bien la grippe qui a provoqué le décès (ce qui nécessiterait une autopsie chaque fois, ce qui est encore plus lourd). En outre, il n’est pas sûr qu’on pourrait prévenir tous les décès dus à la grippe, de même qu’on ne peut pas prévenir tous les morts par accident de la route. On ne peut que s’efforcer d’en faire baisser le nombre un peu plus chaque année en améliorant la prévention. Sur le plan économique, les pays concernés ont intérêt, bien sûr, à vacciner leur population pour éviter d’être paralysés par une épidémie (donc, pour que les gens continuent à bosser et à produire). L’un dans l’autre, on considère que le coût social de la vaccination est inférieur à ce que coûterait (directement et indirectement) une épidémie dans un pays développé sans vaccination. C’est ce qui justifie non seulement les campagnes de vaccination, mais aussi la prise en charge du vaccin par la collectivité pour les personnes âgées ou fragiles. Ça coûte moins cher de les protéger que de soigner leurs complications de la grippe (ou de les laisser mourir, bien sûr).

Pour les pays en développement, une pandémie peut être catastrophique, parce que l’état de santé des populations est bien moins bon que dans les pays du Nord, et l’activité économique encore plus fragile. Donc, à tous points de vue, ce sont les pays en développement les plus menacés, et ce sont eux qu’on devrait protéger en premier lieu.

Pour protéger une population d’une épidémie de grippe est-ce qu’il faut vacciner tout le monde ?

Non, et heureusement, parce que ça n’est pas possible. On ne propose de vacciner TOUTE la population contre certaines maladies dans des cas très précis :
- parce que la maladie est presque toujours mortelle ou très grave, parce qu’il n’existe pas de traitement ou un traitement lourd et inconstamment efficace ; par exemple, le tétanos, qui n’est pas contagieux, mais qui tue une fois sur deux la personne qui en est atteinte ; la diphtérie, qui est fréquente chez les enfants, difficile à soigner et potentiellement mortelle ; la poliomyélite, qui est très contagieuse, mortelle ou au moins invalidante et pour laquelle on n’a pas de traitement ; la variole, pour laquelle on n’avait pas de traitement non plus (la vaccination de toute la population mondiale l’a fait disparaître) ;
- parce que la maladie est endémique, présente en permanence dans la population ; c’était le cas de la tuberculose ; c’est le cas de l’hépatite B en Afrique en particulier ; c’est bien sûr le cas du HIV ; quand il existera un vaccin fiable et sans danger contre le HIV, il sera parfaitement logique de proposer à tout le monde de se faire vacciner...

Hors de ces situations on ne vaccine pas tout le monde, même quand on dispose d’un vaccin. Ainsi, on ne vaccine contre la fièvre jaune ou le typhus que les personnes qui se rendent en région infestée par les vecteurs (moustiques, arthropodes) qui transmettent ces maladies.

S’agissant de la grippe, qui est une maladie épidémique, qui se répand vite en période froide (automne, hiver), mais beaucoup moins bien en période chaude (printemps, été), IL N’EST PAS POSSIBLE DE VACCINER LA POPULATION DE TOUT UN PAYS. On n’en a simplement pas le temps. La grippe va plus vite que les médecins ou les infirmières. Et d’ailleurs, ce n’est ni nécessaire, ni souhaitable.

Pourquoi n’est-ce pas nécessaire de vacciner tout le monde ?

1- Parce que la grippe ne frappe pas tout le monde de la même manière : il y a des gens qui ne l’attrapent pas (ils tuent le virus avant qu’il ait eu le temps de se multiplier, notez que c’est vrai pour le HIV aussi : il y a ce qu’on appelle des « contrôleurs de virus », des patients naturellement immunisés) ; il y a des gens qui font une mini-grippe (un peu de fièvre, quelques courbatures un soir et le lendemain c’est fini) ; il y a des gens qui ne sont jamais en contact avec le virus (petites communautés isolées ou à l’écart, personnes vivant en milieu « fermé ») ; etc. Ainsi, certaines communautés du Canada ne sont pour ainsi dire jamais exposées à la grippe. Quand elles le sont, c’est parce que quelqu’un qui l’a « attrapée » ailleurs l’y a apportée.

2- Parce que si on vaccine de manière « ciblée » (les personnes à risque, les personnes « contact », par exemple) ça suffit à empêcher la propagation du virus. On considère ainsi que pour protéger au mieux la population d’un pays développé contre la grippe, il faut en priorité vacciner les personnes les plus menacées (enfants en bas âge, femmes enceintes, malades chroniques, personnes de plus de 65 ans), les personnels soignants (pour qu’ils s’occupent des malades et n’en contaminent pas d’autres), et les personnes qui travaillent dans les services publics (enseignants, conducteurs de bus, postiers, etc.)

Pourquoi n’est il pas forcément souhaitable de vacciner tout le monde contre cette grippe ?

D’habitude, les fabricants de vaccin disposent de plusieurs mois entre l’apparition d’une souche de virus (en général, dans un pays du Sud...) et le moment où ils commercialisent leurs vaccins dans les pays du Nord. Mais cette fois-ci, le H1N1 a pris tout le monde de vitesse. Les fabricants de vaccin ont reçu des commandes considérables des gouvernements des pays riches, et vont être tentés (ou poussés à ) développer des vaccins plus vite. Trop vite, peut-être. Un vaccin, avant d’être administré à des grandes populations, doit être testé pour qu’on s’assure de son caractère sécuritaire. S’il ne l’est pas, on risque de rendre les gens plus malades à cause du vaccin qu’ils ne le seraient en attrapant (ou en passant à côté de) la grippe. Dans l’état actuel des choses, de nombreux experts craignent que la fabrication du vaccin ne soit trop hâtive. C’est très préoccupant, car on va d’abord vacciner les personnes à risque : enfants, femmes enceintes, personnes âgées, et les membres des services de santé...

Quelles précautions faut-il prendre ?

Pour le moment, des précautions de bon sens : éviter le contact de personnes ayant une maladie contagieuse en évolution (mais toutes les personnes qui toussent n’ont pas la grippe ! La plupart, d’ailleurs, ne l’ont pas !) ; si vous toussez ou éternuez, faites-le dans un mouchoir en papier, ou dans votre manche, et lavez-vous les mains souvent.

Que faire si j’ai la grippe ou quelque chose qui lui ressemble ?

Ne courez pas d’emblée chez le médecin ou à l’hôpital : vous risquez, si vous ne l’avez pas, de l’attraper dans sa salle d’attente ; et si vous l’avez, vous risquez de contaminer tout le monde ! Au début des symptômes, il n’y a rien à faire que se coucher, prendre de l’acétaminophène ou de l’ibuprofène toutes les 4 heures, et boire beaucoup (de l’eau, du thé, du bouillon, mais pas d’alcool). Vous n’avez besoin d’un médecin que si vous avez une fièvre élevée plus de 3 jours d’affilée (je sais, 3 jours c’est long, mais c’est comme ça...). Si vous y tenez, faites-vous prescrire de l’oseltamivir à prendre dès les premiers symptômes, en sachant que ce médicament a des effets indésirables chez un grand nombre de patients (nausées et vomissements).

Quand il y aura un vaccin, est-ce que je dois me faire vacciner ?

Eh bien, sur ce point, personne n’a de réponse définitive (et ceux qui vous disent le contraire ne sont pas des scientifiques, mais des devins... ou des gens qui ont quelque chose à vous vendre). Parce qu’encore une fois, on peut s’interroger sur la sécurité d’un vaccin conçu en hâte. Et on peut, là encore, faire usage de bon sens.
- Si l’épidémie est très importante et très rapide, vous n’aurez probablement pas le temps de vous faire vacciner (le vaccin ne sera pas disponible avant la fin de l’année 2009, voire le début de l’année 2010) avant qu’elle ne soit passée par votre communauté ; comme elle ne semble pas aussi grave que tout le monde le redoutait au printemps, vous en serez quitte... pour attraper la grippe (peut-être) cette année ; étant donné les incertitudes sur le vaccin, je pense qu’en cas de grande épidémie, seules les personnes à grand risque (petits enfants, femmes enceintes, personnes de plus de 65 ans et/ou ayant une maladie chronique grave) et bien sûr les personnels de santé sont en droit de se faire vacciner, car le risque de la grippe sera pour eux supérieur aux risques du vaccin.
- Si, au contraire, l’épidémie est très modérée dans son ampleur (c’est-à-dire pas plus étendue que les années antérieures), il n’est pas sûr (et personne à ce jour ne peut affirmer le contraire, car on ne le saura... qu’après l’épidémie) que la vaccination par un vaccin nouveau et insuffisamment éprouvé soit dénuée de dangers ou plutôt, qu’elle soit moins dangereuse que le fait d’attraper la grippe... Autrement dit : si l’épidémie est modérée, la probabilité d’avoir une grippe grave deviendra moins grande que la probabilité d’avoir un effet secondaire grave du vaccin...

J’ai bien conscience, en écrivant ceci, d’aller à l’encontre de certains discours officiels, mais je pense qu’il serait contraire à l’éthique de ne pas exprimer des réserves justifiées et de ne pas mettre en garde contre une vaccination de masse dont personne ne peut mesurer les conséquences. Il n’a pas été possible de « prédire » l’évolution de la pandémie grippale - à l’heure actuelle, la situation est plutôt moins pire que ce qu’on prédisait au printemps. Et s’il n’est pas possible de prédire la gravité d’une épidémie (on le constate) il est encore moins possible de « prédire » les avantages et surtout les effets indésirables d’un vaccin qui n’existe pas encore !!!!

Lire en particulier : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/grippe-ah1n1-le-vaccin-nest-pas-encore-au-point-loms-temporise_19897/

Est-ce qu’il est moralement discutable de choisir de ne pas se vacciner ?

Le discours habituel est bien sûr : « En vous vaccinant, vous protégez aussi les autres. » C’est un appel au civisme, et ce serait vrai, encore une fois, si la maladie était très très grave (elle ne l’est pas) et si le vaccin était parfaitement éprouvé (il ne l’est pas non plus). Le choix de se vacciner doit donc, à mon sens, rester un choix personnel, et non être influencé par des campagnes d’intimidation et de culpabilisation. La vie, c’est risqué. Et même si les médias (« aidés » par ceux qui ont quelque chose à vendre...) en parlent beaucoup, la grippe, à ce jour, est encore une maladie bénigne chez les personnes en bonne santé, et dans l’immense majorité des cas...

Martin Winckler (Dr Marc Zaffran)

publié le lundi 10 janvier 2011 par Jean@7lieux.com

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AUTEUR :

- Jean@7lieux.com


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> Sur le vaccin contre la grippe A (H1N1). Avec le Dr Marc Zaffran (Martin Winckler).
5 novembre 2009, par Baudouin Labrique   [retour au début des forums]
La grippe : ne vous y agrippez pas !

Réuni en commission de la santé, le sénat français à acté en juin 2007, voici ce que le président de la commission qui est le Dr Jean-Michel Dubernard, chirurgien réputé et membre du collège de la « Haute Autorité de Santé » (depuis 2008) (plus de détails sur lui : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Michel_Dubernard ) acté ce qui suit et qui se trouve sur le site du Sénat ( http://www.senat.fr/bulletin/20070604/sante.html ), « qu’il n’existe pas de preuve scientifique sur l’utilité des vaccins », mais personne ne semble en voir tenu compte !!! Repris aussi sur Agoravox ( http://www.agoravox.fr/article.php3 ?id_article=31102 )

Pour quelles raisons autres que les poussées lobbyistes des intérêts de l’industrie pharmaceutique, on a finalement continué à perpétrer les actes médicaux ascientifiques que sont les vaccinations ?

En revanche, sous le lien proposé, voici de quoi alimenter votre réflexion et surtout prendre conscience au travers des questions posées (avec proposition de réponse) que vous pouvez activer à votre plus grand profit votre « médecin intérieur » : - pourquoi attraper la grippe permet d’échapper avantageusement à une bronchite, - pourquoi la peur panique d’attraper la grippe fait qu’on la contracte alors, - même confrontés au virus, pour quelles raisons certains échappent à la grippe, - pourquoi certains (très minoritaires) en meurent et d’autres pas, - pourquoi vous pouvez accéder à la meilleure prévention qui soit - pourquoi vous disposez déjà du meilleur "vaccin".

et qui vous permettra de prendre connaissance d’outils concrets, éprouvés, gratuits et réellement prophylactiques : tapez sur le Net : « pourquoi vous disposez déjà du meilleur vaccin ». ou sur : http://www.retrouversonnord.be/grippe.htm#psychobiologique


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- > Sur le vaccin contre la grippe A (H1N1). Avec le Dr Marc Zaffran (Martin Winckler).
(1/1) 5 novembre 2009, par Baudouin Labrique