Les chemins de la connaissance
Claude Louis 14 - Bulletin du 9 avril 2005
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L’ARGENT
Bonjour,
Voici le deuxième bulletin sur l’argent.
Après les quelques points de vue personnels sur l’argent, je vous transmets un texte que l’on m’a fait parvenir et qui me semble d’intérêt vital pour commencer à avoir une meilleure compréhension de l’argent. Je vous recommande de lire ce texte et surtout de le comprendre.
Et vous allez découvrir avec peut-être de la stupéfaction, que l’argent est un produit privé, un objet virtuel, un jeu d’écriture... Et ce jeu pourrait être amusant s’il n’était pas truqué et s’il ne nous coûtait pas si cher ! Pour certaines personnes, cette découverte semblera incroyable, mais pourtant c’est comme cela que l’on peut prendre peu à peu le contrôle d’une civilisation.
Mais en plus, avec les quelques informations qui vous sont offertes ci-dessous, vous pourrez percevoir que cette civilisation avance à pas de géant vers de grands désordres assez inimaginables et une catastrophe plus “dégoûtante” que les camps de concentration nazis. Comme nous n’avons pas voulu voir les camps au moment où cela s’est passé, allons-nous refuser de voir cette catastrophe qui se passe déjà sous nos yeux ?!!!
S’il n’y a pas une clarification avec une compréhension de l’objet “argent”, s’il n’y a pas une conscientisation rapide par l’atteinte d’une masse critique de personnes qui sont claires sur le sujet “argent”, alors l’esclavage la plus aberrant pourrait se mettre en place sous nos yeux... Nos yeux qui auraient refusés de s’ouvrir à l’information. Nous serons enchaînés (et certainement inconscients) avant de comprendre ce qui nous arrive.
Rappelez-vous, c’est la connaissance qui libère... pas l’ignorance. Ne compter pas trop sur la nourriture fast-food des médias accrédités, pour être bien nourris en information et donc en bonne santé. Ce sont des informations saines et vérifiables qu’il nous faut, qui quand elles sont comprises, digérées et intégrées, redonne vitalité et intelligence permettant à chacun de faire sa propre révolution silencieuse.
Percevez que les médias (journaux, radio, télévision... ) sont la possession de ceux qui n’ont aucune intention d’être esclaves, mais les maîtres, et donc ne soyez pas naïfs en pensant qu’ils vous donneront l’information nécessaire vous permettant de raisonner sainement et de voler vers la liberté de vos propres ailes.
Pour l’instant, nous pouvons encore communiquer librement par Internet sans être obligé d’avoir les moyens d’un banquier. C’est l’information de “bouche à oreille” moderne et c’est puissant. Nous sommes chacun un maillon de la connaissance qui libère. Et chacun est un maillon qui doit être informé sur les sujets les plus importants.
Bon appétit
Claude
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DIVERS POINT DE VUE ET PARTAGE SUR L’ARGENT
Pêle-mêle, quelques réflexions venant de Barbara (Tarn)
L’argent n’a rien à voir avec la richesse. Il en est un des symboles, qu’il ne faut pas confondre avec la richesse elle-même. S’il y en a parmi vous qui ont une encyclopédie, cela vaut la peine d’aller voir le système d’échange pratiqué aux Iles TROBRIAN. Malheureusement je ne l’ai plus.
Circulation de l’argent : économiser (placer) c’est oublier que l’ensemble des dépenses de chacun constitue l’ensemble des revenus économiques de tous. J. DARTAN
Nous sommes dans un système économique et social qui nous incite sans cesse à confondre nos envies avec nos besoin, d’où le développement d’un sentiment de "pauvreté" pour tous ceux qui rêvent sans cesse à avoir plus. Plus de temps (moins de télé), plus de voyages ( gîtes et chez l’habitant)) plus grand frigo, plus grande télé, plus grande maison, plus de robes, de parfums, de bijoux (pour être enterré avec ?) plus, plus, plus.... Prenons le temps d’examiner ce dont nous avons "réellement" besoin et nous constatons que c’est vraiment bien peu ! Et qu’un toit, un minimum de nourriture et de quoi être vêtu c’est déjà un privilège aux yeux des plus démunis... (pour ne parler que de nos pays riches !) Et apprécions enfin toutes les richesses qui nous sont données "en plus", comme savoir lire et s’inscrire dans une bibliothèque, nous lever le matin en toute indépendance, être capable de partage et d’amour, se savoir vivant et non seulement existant ! Amitiés à chacun la vie a les couleurs que lui donne notre regard
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L’ARGENT
Il peut acheter une maison Mais pas un foyer Il peut acheter un lit Mais pas le sommeil Il peut acheter une horloge Mais pas le temps Il peut acheter un livre Mais pas la connaissance Il peut acheter une position Mais pas le respect Il peut payer le médecin Mais pas la santé Il peut acheter du sang Mais pas la vie Il peut acheter du sexe Mais pas l’amour Précepte Chinois
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Robert (Torcy 77)
L’abondance pécuniaire permet de subvenir à de nombreux besoins, incluant ceux de créer et de partager, ainsi que de réaliser (tôt ou tard) que l’argent n’est pas de nature à entamer l’éventuel mal de vivre. Certes, l’argent peut aveugler longtemps, cultiver l’illusion, voire l’arrogance, mais ce qui n’est pas perçu n’est pas sans effets.
Comme tout autre manque, celui de l’argent permettra (à qui aime voir) de découvrir ses peurs et croyances pernicieuses, ses vieilles blessures ou conflits non résolus, les programmes qui le conditionnent.
Il m’apparaît, comme le sexe, que l’argent n’est rien d’autre qu’un catalyseur de problèmes inconsidérés et sans cesse restimulés. Dès lors, si le fonctionnement monétaire mondial témoigne de la manipulation subie par les peuples, il ne s’agirait pas, à titre individuel, de s’interroger sur la valeur ou le bien-fondé de l’argent, mais d’explorer ce que nous y projetons (peurs, croyances, culpabilités).
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L’ARGENT
EFFETS SUICIDAIRES DE LA CREATION
MONETAIRE PAR LES BANQUES PRIVEES
Peut-être la clef du dilemme économique. Une ébauche de réforme profitable à tous
La question de la création monétaire que nous abordons ici est une des plus importantes, sinon la plus importante, à laquelle soit confrontée l’humanité et elle vous concerne comme elle nous concerne tous.
Trop de choses vont mal dans le monde comme la pauvreté, le chômage, les déficits budgétaires, l’endettement des entreprises et des particuliers. Aucun esprit sensé ne pourrait le contester. Inutile, donc, de s’y attarder par une longue description : il est préférable d’en trouver la principale cause et de la supprimer. Le raisonnement que nous vous proposons de suivre est d’une scandaleuse simplicité.
Il s’effectue en six étapes.
Première étape
Le peuple est à l’origine de tous les biens et services disponibles dans le commerce. Si vous en êtes d’accord, passez à la deuxième étape.
Deuxième étape
S’il n’y avait rien à acheter, la monnaie n’aurait aucune valeur. Autrement dit c’est la présence des marchandises dans les magasins qui fait la valeur de la monnaie. Si vous en êtes d’accord, passez à la troisième étape.
Troisième étape
Parce qu’il est producteur de toutes les marchandises qui font la valeur de la monnaie, le peuple est lui-même à l’origine de la valeur de la monnaie. Si vous en êtes d’accord, passez à la quatrième étape.
Quatrième étape
Aïe ! jusqu’à présent tout est allé très vite. Cette fois, il y a un (petit) préalable à surmonter. Savez-vous ce que signifie l’expression " créer la monnaie ", tout simplement mettre en circulation de la monnaie nouvelle venant s’ajouter à celle déjà existante. Ainsi en 1960 la monnaie en circulation en France (ou masse monétaire) convertie en euros était équivalente à 14 milliards d’euros. En 2004, en raison de l’inflation et de l’augmentation de la productivité, la masse monétaire est de 455 milliards d’euros. Il a donc fallu créer 441 milliards d’euros. Eh bien, puisque nous avons conclu à la troisième étape que le peuple est à l’origine de la valeur de la monnaie, nous affirmons que, seul, le peuple était en droit de créer cette monnaie lui revenant de plein droit. Si vous en êtes d’accord passez à la cinquième étape.
Cinquième étape
Aussi surprenant que cela paraisse, l’accroissement monétaire de 441 milliards n’a pas été mis en circulation par l’institut d’émission (ou banque centrale) dont c’était la fonction d’émettre au nom du peuple. Pour compenser cette défaillance, la nation (Etat, entreprises et particuliers), s’est endettée auprès des banques privées. Celles-ci sont parvenues à s’emparer du droit de créer la monnaie par jeu d’écriture et à faire légaliser leur privilège. Avec le cumul des intérêts depuis des décennies, il en coûtait en mai 2004, un endettement public et privé de 1700 milliards d’euros dont les intérêts se montent à 80 milliards d’euros par an.
Pour que les droits et les intérêts du peuple soient respectés, nous demandons : 1. Que soit rendue à l’institut d’émission sa vocation première de créer la monnaie. 2. Que soit retiré aux banques commerciales leur pouvoir de créer la monnaie en leur interdisant de prêter plus qu’elles n’empruntent.
Si vous en êtes d’accord passez à la dernière étape.
Sixième étape
Deux prix Nobel : Irving Fisher aux Etats-Unis et Maurice Allais en France sont parvenus aux conclusions énoncées ci-dessus.
Nous pouvons affirmer que les conclusions précédentes constituent le fondement de l’économie monétaire que l’université ignore superbement ! La connaissance économique n’a d’utilité que si elle est prolongée par l’action pour améliorer la condition sociale.
Raccourci sur une énormité
La Terre est peuplée Par deux catégories d’humains.
L’ Immense Majorité de ceux Qui produisent toutes les richesses Par leur travail.
Et l’Infime Minorité des banquiers Qui produit tout l’argent Par jeu d’écriture.
Pour consommer ce qu’elle produit L’Immense Majorité Emprunte tout l’argent A l’Infime Minorité.
Mais l’Immense Majorité N’a pas compris Un problème pourtant bien simple.
C’est que si on s’endette éternellement Les taux d’intérêt S’accumulent éternellement Et on se ruine.
C’est aussi bête que ça Au point que c’est pas croyable. Et parce que c’est pas croyable La fête continue Pour l’Infime Minorité.
A moins qu’un jour, Dans un éclair de lucidité, L’Immense Majorité Ne réalise que parce qu’elle Produit toutes les richesses C’est à elle de produire tout l’argent Par jeu d’écriture.
INCIDENCE CATASTROPHIQUE DE L’INTERET EN ECONOMIE
En 1960, la monnaie en circulation en France (ou masse monétaire) convertie en euros était équivalente à 14 milliards d’euros. En 2004, en raison de l’inflation et de l’augmentation de la productivité, la masse monétaire est de 455 milliards d’euros. Il a donc fallu créer 441 milliards d’euros. Si la collectivité dispose de plus de biens, s’enrichit, grâce à son labeur. il est juste et logique que chaque participant puisse en profiter. Tel est le rôle de l’Economie : partager les richesses.
Or, la masse monétaire normalement correspondante à la masse des biens produits n’a pas été créée sans une contrepartie parfaitement injuste : le paiement, sur cette masse monétaire, d’intérêts. Ces intérêts revenant aux banques qui n’ont eu aucun mal à produire la somme invoquée. ( Il ne viendrait pas à l’idée de quiconque de faire payer à l’ouvrier le travail qu’il aurait effectué chez un tiers, mais bien l’inverse !). Ce système injuste a été dénoncé par Irving Fisher aux E-U et Maurice Allais en France, Prix Nobel d’Economie.
L’accroissement monétaire de 441 milliards n’a pas été mis en circulation par l’institut d’émission (ou banque centrale) dont c’était la fonction d’émettre au nom de la nation. Pour compenser son incapacité Constitutionnelle, la nation (Etat, entreprises et particuliers), s’est endettée auprès des banques privées. Celles-ci sont parvenues à s’emparer du droit de créer la monnaie par jeu d’écriture et à faire légaliser leur privilège. Avec le cumul des intérêts depuis des décennies, il en coûtait en mai 2004 un endettement public et privé de 1.700 milliards d’euros dont les intérêts se montent à 80 milliards d’euros par an. L’endettement public se traduit par des impôts plus lourds, les endettements privés par des prix plus élevés.
Phénomène similaire (exponentialité), un euro investi à la naissance de Jésus-Christ à 4% d’intérêts aurait permis d’acheter en 1750 une boule d’or égale au poids de la Terre. En 1990, ce même euro aurait permis d’acheter 8.190 de ces boules d’or !
Cet exemple prouve que le remboursement continuel d’intérêts simples et composés est arithmétiquement et pratiquement impossible. Plus la production augmente, plus la masse monétaire est importante, plus les intérêts sont conséquents, plus, les citoyens s’appauvrissent par impôts et prix plus lourds. Pour résoudre ce problème on ne peut que recourir aux conflits, guerres et révolutions (Margrit Kennedy "Libérer l’argent de l’inflation et des taux d’intérêts" -Edts Vivez Soleil) et voir les sites http://assoc.wanadoo.fr/aded/ - http://daudon.free.fr
Pour que les droits et les intérêts de la nation soient respectés, qu’il n’y ait pas de conflits insurmontables, nous proposons :
1. Que soit rendue à l’institut d’émission, l’Etat, sa vocation première de créer la monnaie. 2. Que soit retiré aux banques commerciales leur pouvoir de créer la monnaie en leur interdisant de prêter plus qu’elles n’empruntent.
L’article 181 - 3 ème partie de la Constitution Européenne, laissant aux banquiers cette prérogative, injuste et fauteur de troubles, nous ne pouvons que refuser cette dernière . Cette Constitution, en l’état, est préjudiciable à tout citoyen.
LA FORCE DESEQUILIBRANTE ET DESTRUCTRICE DES INTERETS
Nous savons que l’introduction de l’intérêt, lorsque que l’Etat emprunte pour augmenter la masse monétaire, expose ce dernier à élever les impôts mais aussi que les recettes de l’Etat, le produit national brut, les traitements et salaires du contribuable moyen n’augmentent que de l’indice 4 lorsque le montant des intérêts lui est affecté de l’indice 13, 60 (Chiffres communiqué par Margrit Kennedy, auteur de "Libérer l’argent " Edts Vivez Soleil p 34.
1 € placé, à la naissance de JC à 5% aurait permis d’acheter une boule d’or en 1466 et en 1990 il aurait permis d’acheter 2200 milliards de boules d’or. Le payement continuel d’intérêts simples et composés est donc, pratiquement impossible. On ne peut comprendre alors pourquoi La Constitution européenne impose, par l’article 181- 3 partie, cette pratique inadmissible inductrice de désordres extraordinaires.
Après recherches on s’aperçoit que lorsqu’on fragmente les coûts d’organismes publics ou privés, sur un réseau de canalisations sanitaires par exemple, les frais fixes sont de 19%, les frais de personnel 7%, l’amortissement 27%, le coût des intérêts du capital 47%. En moyenne, les prix sont doublés par la faute de l’intérêt ; d’où un appauvrissement général ou presque.
Mais ces intérêts vont nécessairement quelque part... Où ?
Lorsqu’on fragmente en 10 parties les foyers d’une nation, chaque groupe est constitué de 2,5 millions de foyers, les 8 premiers groupes déboursent davantage qu’ils ne reçoivent, le 9 ème reçoit légèrement plus qu’il ne paye et le dixième reçoit les intérêts que les 8 premiers ont payés. Le dernier 1 % de la population reçoit 15 fois plus, le dernier millième reçoit 2.000 fois plus qu’il ne débourse.
En d’autres termes, à l’intérieur de notre système, nous acceptons que se mette en place un mécanisme de redistribution caché qui détourne l’argent de ceux qui n’en ont pas assez vers ceux qui en ont trop. On connaît les principaux bénéficiaires : banques, actionnaires, spéculateurs etc... Il n’est question ici que d’une analyse froide et non politique. La Constitution Européenne est en contradiction totale avec le social et la nature. Les déséquilibres engendrés sont néfastes pour tous.
La circulation de la monnaie est la condition nécessaire et suffisante pour qu’une économie soit équilibrée. Les produits doivent pouvoir se vendre.
Pour qu’une monnaie circule rapidement plusieurs facteurs doivent être respectés :
Ø Le produit et le moyen de l’échanger, ( l’argent ), doivent subir les mêmes contraintes. Un produit agricole se déprécie par le fait qu’il se défraîchit, se fane, un bien d’équipement se démode, s’oxyde. Afin que vendeurs et acheteurs se trouvent sur un même pied d’égalité, l’argent ne devrait pas être conservé ( thésaurisé ) sans frais. Il devrait subir un légère dévaluation mensuelle. Ainsi l’équilibre s’établirait. L’acheteur appréhendant la dévaluation de la monnaie, le producteur conscient de l’oxydation du produit, chacun serait motivé à ce que l’échange se fasse le plus rapidement possible. Il n’y aurait plus de spéculation monétaire.
Ø L’équilibre entre monnaie et produits de consommation devrait être constant. Lorsque la production augmente ou faiblit la contrepartie monétaire s’ajuste. On ajoute ou l’on retire de la monnaie, ajout ou sortie d’argent par les soins de la Banque centrale.
Ø On a vu que l’intérêt lié à l’emprunt induisait un mécanisme de redistribution causant des inégalités flagrantes entre les groupes de foyers surtout entre les extrêmes. Ce faisant, les 2 derniers groupes jouissaient des intérêts payés par les 8 premiers. La suppression de l’intérêt permettrait un rééquilibrage des avoirs des 10. Profits et spéculations ne seraient plus possibles. La production s’écoulant bien mieux.
Ø Une monnaie se dévaluant, dite « monnaie fondante » permettrait à l’Etat de profiter des droits perçus sur la monnaie. Ainsi diminueraient les impôts et les prix.
L’aspect technique d’une réforme afin d’éviter toute catastrophe financière, basée sur les modes de paiement d’aujourd’hui (suggestion d’Otani Economiste japonais) est le suivant :
Les 90% de ce que nous appelons argent ne sont que des monnaies écrites (scripturales). Chaque citoyen aurait deux comptes, un compte courant, traité comme du liquide subissant une dépréciation minime, et un compte épargne. Toute personne disposant sur son compte courant de plus d’argent qu’elle n’en a besoin pour régler ses dépenses mensuelles serait incitée à transférer la somme inutilisée sur le compte épargne qui ne subirait pas l’érosion des sommes du compte courant. Ainsi les banques seraient en mesure de prêter cet argent sans intérêt à ceux qui en auraient besoin. Dès lors que les intérêts sont supprimés, l’inflation n’a plus sa raison d’être. La personne bénéficiant d’un crédit ne paierait pas d’intérêts, mais subirait une taxe de risque et de frais bancaires comparables à ceux qui sont inclus dans tout prêt bancaire ; environ 2,5%.
A des fins d’équilibre du montant disponible du crédit et de l’épargne, les banques seraient « peut-être » contraintes de payer ou de recevoir de faibles intérêts. Les intérêts ne servant que de mécanisme régulateur et non de mécanisme de redistribution des richesses.
La réforme serait basée sur l’ajustement précis de la quantité d’argent en circulation à la quantité d’argent nécessaire pour gérer les transactions.
Sur l’aspect technique de la mise en œuvre de la réforme, plutôt que de dévaluer les billets en collant un timbre au dos, il serait plus aisé d’imprimer à l’avance des séries (1-5-10-50 etc.) de billets de différentes couleurs (série en usage bleue par exemple) et sans préavis, 2 fois par an retirer la série en cours, en la remplaçant par la couleur série jaune... mais laissons l’aspect technique. L’aspect politique de cette réforme revêt une importance bien plus grande.
Si cette réforme devait être mise en œuvre, une réforme de l’impôt foncier devrait lui être associée. Sans une réforme foncière, l’argent en excédent aurait tendance à s’investir dans la spéculation foncière. Sans une réforme de la fiscalité, le boom économique de la monnaie sans intérêt pourrait avoir de graves conséquences sur l’environnement.
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